La journaliste de l’émission Arrêt sur images, Nassira El Moaddem, déclare avoir reçu des menaces de mort sur un site d’extrême droite, le même ayant publié une liste d’avocats « à éliminer ».

La journaliste d'Arrêt sur images, Nassira El Moaddem, annonce faire l'objet de menaces de mort sur un site d'extrême droite
          Il s'agit du même site internet d'extrême droite ayant publié une liste d'avocats "à éliminer".

C’est encore une fois le même site web d’orientation politique d’extrême droite qui a diffusé une liste d’avocats qu’il considère comme des cibles à éliminer.

Menaces de mort en ligne pour la journaliste Nassira El Moaddem

Le 1er juillet 2024, le site d’extrême droite ‘Réseau Libre’, connu pour ses appels à éliminer certains avocats, a publié un texte menaçant de mort la journaliste Nassira El Moaddem. Les mots utilisés étaient clairs : « La valise ou le cercueil pour Nassira El Moaddem ». Cette menace a été relayée par la journaliste elle-même le 4 juillet sur son compte Twitter.

Le site en question ciblait spécifiquement Nassira El Moaddem en raison d’un tweet qu’elle avait publié sur son compte, déclarant : « 12 millions de votants pour l’extrême droite. Je confirme : pays de racistes dégénérés », suite aux résultats du premier tour des élections législatives.

Cette attaque contre la journaliste s’inscrit dans un contexte plus large de haine en ligne et de harcèlement provenant de l’extrême droite. En effet, en début d’année, Nassira El Moaddem avait déjà été la cible d’une campagne de dénigrement initiée par un député du Rassemblement national, suite à des propos similaires qu’elle avait tenus sur les réseaux sociaux.

Le site ‘Réseau Libre’ a également récemment publié un article recensant une liste d’une centaine d’avocats à « éliminer », qualifiés de « pourritures » pour avoir signé une tribune contre le Rassemblement national. Ces avocats ont été menacés de finir « dans un fossé ou dans un stade » en cas de victoire du RN. Cette initiative a suscité l’indignation du bâtonnier de Paris, qui a décidé de saisir la procureur de la République.

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Face à ces menaces et à ce climat de violence en ligne, il est important de rappeler la nécessité de protéger la liberté d’expression et de lutter contre toute forme de discours de haine et d’intimidation sur internet.

Source de l’article : Francetvinfo

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