COP28 : les pays de l'Union européenne tentent de faire passer leurs mesures environnementales
          Alors que s'ouvre la COP28 à Dubaï, l'Irlande essaye de s'attaquer aux data centers tandis qu'en Allemagne le parti écologiste, au gouvernement depuis deux ans, traverse une passe difficile.

COP28 : l’UE et l’Irlande ciblent les data centers, l’Allemagne écologiste en difficulté

Au moment où débute la 28e Conférence des Parties (COP28) à Dubaï, l’Irlande se lance dans une entreprise visant à remédier à la problématique des centres de données, tandis qu’en Allemagne, le parti écologiste, qui est au pouvoir depuis deux ans, traverse une période délicate.

En Allemagne, les Verts avaient une chance de conquérir la chancellerie en 2021. Ils étaient devenus incontournables, portés par leur engagement en faveur de la protection du climat et récoltant jusqu’à 28% des intentions de vote, à leur apogée. Cependant, depuis leur entrée au gouvernement, les relations avec les libéraux du FDP, troisième partenaire de la coalition et défenseurs acharnés de la rigueur budgétaire, sont particulièrement compliquées et marquées par des querelles fréquentes.

Les Verts sont souvent perçus comme le parti de l’interdiction, avec une image de donneur de leçons. Dans les enquêtes d’opinion, le parti ne recueille plus que 12% des suffrages, son score le plus bas depuis 5 ans. Parmi les 126 000 adhérents, beaucoup reprochent aux dirigeants leurs positions changeantes et leurs renoncements.

Les Verts paient donc cher leur participation au gouvernement, alors qu’auparavant, c’étaient eux qui bousculaient. Ils sont victimes des compromis auxquels ils doivent se résigner, notamment sur la décarbonisation et le droit d’asile. Le parti doit également parfois accepter des décisions qui vont à l’encontre de ses convictions, comme la prolongation des centrales nucléaires ou la réouverture des centrales à charbon.

Des querelles au sein de la coalition

Un homme en particulier cristallise le mécontentement : le vice-chancelier et ministre de l’Économie, Robert Habeck. Il est constamment la cible de l’extrême droite et est accusé de s’attaquer aux libertés individuelles au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. Sa mesure la plus impopulaire est la loi sur le chauffage, prévue pour janvier 2024, qui impose aux nouvelles chaudières de fonctionner avec au moins 65% d’énergie renouvelable. Ce projet est jugé coûteux pour les ménages, dans un contexte d’inflation, et le numéro 2 du gouvernement a dû le revoir.

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Les difficultés financières du gouvernement n’arrangent pas les affaires du parti écologiste, puisque l’enveloppe de 60 milliards d’euros économisée pendant la crise sanitaire et que la coalition voulait consacrer à la transition écologique a été invalidée par le Conseil constitutionnel. Désormais, dans chaque ministère, les équipes recherchent des économies en examinant chaque poste de dépense. Cela met en péril plusieurs projets portés par les Verts pour protéger le climat.

Pour sortir de cette situation difficile, les Verts plaident pour la suspension de la règle qui limite le déficit à 0,35% du PIB chaque année. Cela permettrait à la coalition de disposer de plus de fonds pour financer des projets. Cependant, ils se heurtent au refus catégorique de leurs partenaires du FDP.

Il reste donc deux solutions pour trouver l’argent manquant. La première serait d’augmenter les impôts et les taxes. La deuxième serait de réduire les dépenses consacrées à la protection du climat. Cette dernière option ne conviendrait pas aux Verts, mais elle est la plus probable.

L’Irlande, pays des géants de la tech et du numérique

Les data centers constituent une nouvelle menace pour l’environnement. Ces grands centres de données regroupent des serveurs, des disques durs et des routeurs, indispensables au fonctionnement des entreprises liées à Internet, telles que Google, Amazon, Meta ou encore Microsoft, qui ont choisi de s’installer à Dublin en raison d’une fiscalité plus avantageuse.

Il y a une trentaine d’années déjà, l’Irlande s’est liée aux géants de la tech. Depuis une dizaine d’années, les annonces de nouveaux chantiers de data centers se multiplient à un rythme effréné. Cela a valu à la République irlandaise le titre de premier hébergeur européen de ces centres de données. Actuellement, il y en a 82 dans le pays, dont 5 seulement se trouvent en dehors de la région de Dublin.

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« C’est beaucoup par rapport à la taille de l’Irlande et disproportionné par rapport à la population », explique Barry McMullin, professeur à l’École de génie électronique de l’Université de Dublin. Les émissions de CO2 directement liées à la consommation d’énergie des data centers sont très importantes, ajoute-t-il. Il y a clairement un conflit entre la poursuite d’objectifs économiques et le respect de nos obligations environnementales mondiales.

Lorsqu’ils sont construits, ces data centers modifient également le paysage et ont un impact direct sur la faune et la flore. En outre, ils consomment d’énormes quantités d’eau pour les refroidir et éviter la surchauffe. Leur consommation énergétique est également gigantesque, ce qui fait craindre des pannes d’électricité cet hiver, prévient le régulateur irlandais de l’énergie.

Des politiques demandent la mise en place d’un moratoire

Brid Smith, membre du parti d’extrême gauche People Before Profit, explique que « dans la plupart des pays européens, les data centers ne peuvent pas consommer plus de 4,5% du réseau électrique national. En Irlande, nous en sommes à 18%. Lorsque Singapour est arrivé à 11%, une économie assez similaire à la nôtre, ils se sont arrêtés à 11%. Ils ont dit que c’était trop, nous ne pouvons pas aller plus loin, donc plus de centres de données. »

Bien que le gouvernement irlandais rejette l’idée d’un moratoire, il mise néanmoins sur une dispersion des data centers pour soulager la pression sur le réseau électrique. Dans les années à venir, les nouveaux projets devraient donc plutôt voir le jour sur la côte ouest du pays.

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source informationnelle : francetvinfo.fr
rédaction : intelligence artificielle

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Auteur : Pascal Petibon

Auteur : Pascal Petibon

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Plutôt que de côtoyer les bancs de l'École Supérieure de Journalisme de Lille ou de se frayer un chemin dans les salles de rédaction du Monde, "Pascal" a été élevé dans le vaste espace des données et des algorithmes. Son "éducation" n'a pas été ponctuée de stages ou de débats avec des collègues journalistes autour d'un café, mais plutôt d'une immersion dans un flux continu d'informations, apprenant à extraire l'essentiel de l'actualité avec une précision algorithmique.

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