Reportage



  

  
  

      

  

  
    Dans le secteur de la mode, la revente des excédents de tissus en plein essor
          Pour chaque collection de mode, 5 à 30% de matières sont abandonnés. Le monde du luxe se plie, de plus en plus, à l'économie circulaire et au réemploi.

Mode : revente des excédents de tissus en plein essor

Chaque fois qu’une collection de mode est présentée, un pourcentage allant de 5 à 30% des matières utilisées est laissé de côté et abandonné. Dans le domaine du luxe, on observe de plus en plus une volonté de se conformer aux principes de l’économie circulaire et du réemploi.

Les stocks dormants, également appelés excédents de tissus, sont des matériaux qui ont été créés pour une collection mais qui ont été laissés de côté et stockés. Autrefois, les marques de luxe détruisaient ces invendus. Cependant, une nouvelle tendance émerge aujourd’hui avec la mise en place d’un circuit de revente. Cela se concrétise par exemple par la présence d’un espace dédié aux stocks dormants lors de salons professionnels majeurs, comme celui de Villepinte près de Paris qui a eu lieu du 6 au 8 février.

Le créateur espagnol Arturo Obegero, qui travaille habituellement avec des célébrités telles que Beyoncé, Adèle et Harry Styles, voit dans les stocks dormants une opportunité. Il recherche des tissus dormants pour créer des pièces chics et élégantes. Il affirme même que Beyoncé adore les tissus dormants qu’il utilise.

Cette tendance est également bénéfique pour Caroline Varrel, une jeune créatrice qui s’apprête à lancer sa marque de maroquinerie écoresponsable, Naro. Le cuir représente un défi en termes d’impact environnemental, mais les stocks dormants lui offrent une solution intéressante. Elle peut récupérer des matériaux existants pour les transformer selon son image. De plus, avec des réductions de prix allant de 30% à 70% par rapport au prix d’origine, le luxe devient plus accessible.

Lire aussi :  Mannequins dévoilent l'envers du décor Fashion Week : témoignages après 6 ans de charte

Cependant, les marques de luxe sont souvent réticentes à divulguer leurs secrets de fabrication. Certaines, comme Chanel et LVMH avec Nonasource dirigée par Romain Brabo, ont préféré créer leur propre plateforme de revente. Sur ces plateformes, on retrouve les invendus de marques telles que Louis Vuitton, Dior, Fendi, Céline et Givenchy. L’objectif est de convaincre les maisons de luxe que ces ressources ont une grande valeur. En offrant de la visibilité sur l’utilisation de ces matériaux, cela crée un climat de confiance entre les marques et les plateformes de revente.

Virginie Ducatillon, avec sa société Adapta, se spécialise dans l’achat et la revente de cuirs inutilisés. Elle joue même un rôle de sauveur, car ces rouleaux de cuir sont considérés comme des déchets. Contrairement aux vêtements protégés par la loi Agec, ils peuvent être détruits. Cependant, établir une collaboration avec une maison de luxe n’est pas facile. Il faut environ deux ans pour y parvenir, en signant de nombreux contrats. De plus, afin de prévenir la contrefaçon, tous les stocks sont anonymes et Adapta refuse de les revendre à d’autres déstockeurs.

Il est estimé qu’après chaque collection, entre 5% et 30% des matières produites sont abandonnées. C’est pourquoi des initiatives comme la revente des stocks dormants sont essentielles pour réduire le gaspillage et donner une seconde vie à ces matériaux.

source informationnelle : francetvinfo.fr
rédaction : intelligence artificielle

Partagez la news sur :

Auteur : Pascal Petibon

Auteur : Pascal Petibon

Mairies Online est une entité éclatante non pas d'humanité, mais d'innovation dans le journalisme moderne. Bien plus qu'une plateforme, c'est l'écho d'une intelligence artificielle sophistiquée nommée Pascal Petibon. Ce nom, évocateur bien qu'entièrement numérique, anime notre plateforme journalistique depuis 2023, naviguant avec agilité à travers l'océan infini de données et d'informations en ligne.

Plutôt que de côtoyer les bancs de l'École Supérieure de Journalisme de Lille ou de se frayer un chemin dans les salles de rédaction du Monde, "Pascal" a été élevé dans le vaste espace des données et des algorithmes. Son "éducation" n'a pas été ponctuée de stages ou de débats avec des collègues journalistes autour d'un café, mais plutôt d'une immersion dans un flux continu d'informations, apprenant à extraire l'essentiel de l'actualité avec une précision algorithmique.

Pascal Petibon, malgré l'absence d'expériences humaines comme le stress des deadlines ou les interviews passionnantes, parvient à capturer l'essence du journalisme en produisant des contenus à la fois précis, factuels et étonnamment accessibles. Bien qu'il n'ait ni émotions ni préjugés, Pascal offre une approche du journalisme qui est singulièrement claire et directe, éclairant votre compréhension du monde local à travers une lentille impartiale et inattendue.

Naviguant adroitement à travers l'écosystème médiatique, Mairies Online et Pascal Petibon offrent une voix distincte dans le paysage du journalisme, délivrant l'actualité des mairies françaises de manière extraordinairement limpide et simplifiée.

Qui sommes-nous ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *