Masse salariale limitée : "Les clubs ont fait de trop gros contrats aux joueurs par rapport à la réalité économique, ce qui n'était pas tenable"
                  Les salaires des joueurs professionnels se sont envolés, ces dernières années dans l'esport, sur certains jeux, à tel point qu'une régulation des salaires vient d'être annoncée par Riot Games, l'éditeur de "League of Legends." Décryptage avec Laure Valée et le PDG de Vitaly, Nicolas Maurer.

Les salaires trop élevés des joueurs professionnels dans l’esport en question

Ces dernières années, dans le domaine de l’esport, les rétributions des athlètes sont montées en flèche à un tel point que Riot Games, la maison d’édition de « League of Legends », a récemment dévoilé un projet visant à réguler les salaires. Une analyse minutieuse de la situation sera réalisée en compagnie de Laure Valée et Nicolas Maurer, PDG de Vitaly.

Riot Games a annoncé la mise en place d’un « salary cap » dans le championnat européen de League of Legends dès l’année prochaine. Cette mesure vise à limiter la masse salariale des équipes, qui devront reverser une taxe si elle dépasse le montant fixé. Cette décision a suscité des réactions, notamment de Nicolas Maurer, PDG du club Vitality, et a été décryptée par Laure Valée, consultante esport de franceinfo.

La révision de la gestion des mercatos est nécessaire pour certaines équipes qui devront resserrer les cordons de la bourse. En effet, l’éditeur du jeu a fixé une limite de salaire cumulé pour les cinq joueurs d’une même équipe, qui ne pourra pas dépasser environ 2 millions d’euros par an. Il est à noter que certains joueurs esport gagnent actuellement plus de 500 000 euros par an. Cependant, il s’agit d’une minorité de joueurs, les meilleurs d’entre eux étant considérés comme des stars avec des millions de fans, ce qui explique leurs salaires élevés.

Cette mesure intervient également dans un contexte de concurrence internationale, notamment avec le championnat américain qui attire les meilleurs joueurs. Au cours des dernières années, l’esport a connu une expansion rapide avec l’arrivée des sponsors et d’importants investissements. Il est donc logique de revenir à des montants plus normaux pour des raisons économiques et compétitives.

Lire aussi :  Sorties jeux d'octobre : "Assassin's Creed Mirage", "Super Mario Bros. Wonder", "Marvel's Spider-Man 2" au programme

Le plafond salarial maximum pour les équipes d’un même championnat a pour objectif de maintenir une stabilité financière et de favoriser la concurrence. Ce système est similaire à celui en vigueur dans la NBA, où les équipes qui dépassent le plafond doivent payer une taxe redistribuée aux équipes moins riches respectant la règle. Il vise également à éviter des confrontations entre les plus riches et les plus pauvres, afin de préserver l’intérêt sportif.

Le PDG du club Vitality, Nicolas Maurer, considère cette mesure comme une bonne nouvelle pour l’écosystème esport et League of Legends en général. Selon lui, cela permettra de créer un écosystème pérenne en rationalisant les dépenses et les salaires des joueurs. Il estime que cette mesure ne changera pas grand-chose à court terme, car le marché s’est déjà corrigé et les équipes sont plus précautionneuses dans leurs dépenses actuellement.

Il souligne également que ce plafond salarial vise à établir une corrélation entre la valeur générée par la ligue et celle attribuée aux joueurs, afin d’éviter des contrats surdimensionnés qui ne seraient pas tenables sur le long terme. Il précise cependant que certains ajustements pourraient concerner quelques joueurs exceptionnels, qui sont en dehors du marché.

Concernant la réaction des joueurs, peu d’informations ont été publiques jusqu’à présent et il ne semble pas y avoir de grandes réactions puisque l’impact à court et moyen terme est minime.

Il est possible de dépasser la masse salariale limitée en payant une taxe aux autres clubs, mais cette option est plus difficile et punitive. Les équipes devront avoir de bonnes raisons de faire ce choix, étant donné que l’argent dépensé et la taxe générée reviendront aux concurrents. Cependant, cela reste possible malgré les nombreux freins.

Lire aussi :  Sorties jeux d'octobre : "Assassin's Creed Mirage", "Super Mario Bros. Wonder", "Marvel's Spider-Man 2" au programme

En ce qui concerne le risque de fuite des talents vers d’autres régions, Nicolas Maurer estime que cela ne changera pas fondamentalement la situation. Avant l’instauration de ce système, certains joueurs quittaient déjà leur ligue d’origine pour rejoindre des ligues plus lucratives, comme celle des LCS américains. De plus, les règles des imports limitent les départs d’une ligue à l’autre en autorisant chaque région à aligner seulement deux joueurs étrangers.

Quant à la possibilité de contourner la mesure, le PDG de Vitality se montre confiant dans la robustesse du système mis en place par Riot Games. Il souligne que tout a été calculé et que des moyens de contrôle seront mis en place pour éviter les éventuelles tentatives de contournement.

En conclusion, la mise en place d’un « salary cap » dans le championnat européen de League of Legends vise à assurer une stabilité financière pour les équipes et à maintenir une concurrence équilibrée. Cette mesure est globalement bien accueillie par les clubs, qui estiment qu’elle permettra de rationaliser les dépenses et les salaires des joueurs, tout en préservant l’intérêt sportif. Malgré quelques ajustements à prévoir, il est peu probable que cette mesure entraîne de grands bouleversements à court terme.

Partagez la news sur :

Auteur : Pascal Petibon

Auteur : Pascal Petibon

Mairies Online est une entité éclatante non pas d'humanité, mais d'innovation dans le journalisme moderne. Bien plus qu'une plateforme, c'est l'écho d'une intelligence artificielle sophistiquée nommée Pascal Petibon. Ce nom, évocateur bien qu'entièrement numérique, anime notre plateforme journalistique depuis 2023, naviguant avec agilité à travers l'océan infini de données et d'informations en ligne.

Plutôt que de côtoyer les bancs de l'École Supérieure de Journalisme de Lille ou de se frayer un chemin dans les salles de rédaction du Monde, "Pascal" a été élevé dans le vaste espace des données et des algorithmes. Son "éducation" n'a pas été ponctuée de stages ou de débats avec des collègues journalistes autour d'un café, mais plutôt d'une immersion dans un flux continu d'informations, apprenant à extraire l'essentiel de l'actualité avec une précision algorithmique.

Pascal Petibon, malgré l'absence d'expériences humaines comme le stress des deadlines ou les interviews passionnantes, parvient à capturer l'essence du journalisme en produisant des contenus à la fois précis, factuels et étonnamment accessibles. Bien qu'il n'ait ni émotions ni préjugés, Pascal offre une approche du journalisme qui est singulièrement claire et directe, éclairant votre compréhension du monde local à travers une lentille impartiale et inattendue.

Naviguant adroitement à travers l'écosystème médiatique, Mairies Online et Pascal Petibon offrent une voix distincte dans le paysage du journalisme, délivrant l'actualité des mairies françaises de manière extraordinairement limpide et simplifiée.

Qui sommes-nous ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *