Le parquet de Paris annonce la fermeture du site de rencontres controversé Coco


La plateforme est mise en cause dans plusieurs affaires criminelles, notamment dans le drame de Grande-Synthe.


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Un homme se connecte sur le site "Coco.gg", le 18 avril 2024, à Lille. (PASCAL BONNIERE / MAXPPP)

Le parquet de Paris annonce la fermeture du site de rencontres controversé Coco, mardi 25 juin. Cette fermeture a été réalisée sous l’autorité de la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) du parquet de Paris, en lien avec le commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace (ComCyberMI), l’unité cyber de la gendarmerie, l’office national antifraude (ONAF) « et la coopération avec les autres pays européens par Eurojust », précise le parquet de Paris.

Il ne s’agit pas d’une fermeture administrative, mais bien d’une saisie judiciaire des serveurs du site, précise le parquet de Paris joint par franceinfo. Sur la page d’accueil du site, une bannière de la gendarmerie apparaît depuis ce matin, et indique que « ce site a été fermé par la Direction générale des douanes et droits indirects et la gendarmerie nationale, sous l’autorité de la JUNALCO du parquet de Paris« . Le même texte est écrit en anglais.

L’enquête préliminaire conduite par le parquet de Paris a commencé en décembre dernier, elle a consisté d’abord à rassembler l’ensemble des procédures en cours en France en lien avec le site coco. Selon le décompte d’une source judiciaire, 23 000 ont été recensées. Parallèlement à la fermeture du site, les enquêteurs procèdent ce mardi à l’audition de quatre personnes, en France et à l’étranger, notamment en Bulgarie, précise une source proche du dossier.

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Le site de discussion et de rencontres coco.gg, lancé il y a près de 20 ans, est mis en cause dans plusieurs affaires criminelles, notamment dans le drame de Grande-Synthe. C’est sur ce site qu’un jeune homme, Philippe, a été victime d’un guet-apens meurtrier. On retrouve également ce site dans une affaire de viols dans le Vaucluse entre 2011 et 2020, lorsqu’un retraité est accusé d’avoir livré sa femme, à son insu grâce à des sédatifs, à des dizaines d’inconnus « recrutés » sur coco pour la violer.

Ces dernières années, pour se mettre hors d’atteinte, coco.fr est devenu coco.gg, un nom de domaine enregistré à Guernesey, une île britannique mais, selon les informations de franceinfo, ce sont des serveurs belges, dans l’Union européenne, qui hébergent Coco.





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